Une dure semaine de violences et d’aberrations féminines…

À notre époque où les stéréotypes d’homme prédateur et de femme victime ont la vie dure, il peut s’avérer salutaire d’examiner l’actualité d’un œil plus critique et objectif.  On découvre alors que les rôles ne sont pas toujours assumés par qui l’on pense et que la violence ne se retrouve pas toujours où on l’attend.  Bienvenue à cette revue de presse de cette semaine de violence et d’aberrations féminines.

Par

Olivier Kaestlé

5 février : pas de prison « parce qu’elle est une femme ! »

Une agression sexuelle par une femme sur un homme, c’est tellement moins grave que le contraire.  C’est ce qu’a dû constater Gary Kirby, 31 ans, lors d’un vol vers la Turquie en compagnie de son fils Connor, 10 ans. Après s’être fait ploter à plusieurs reprises par Louise Whyte, 38 ans, il a vu cette dernière tenter de lui faire une fellation, bien sûr sans son consentement. 

L’agresseuse était devenue incontrôlable au point où l’équipage a dû la retourner chez elle par le vol le plus immédiat.  Elle ne devait cependant écoper que d’un sursis de six mois, évitant ainsi la prison.  Réaction de Kirby, devant la clémence de la cour : « La seule raison (de la clémence) est qu’elle est une femme.  Si j’avais agi de la même façon, avec ma taille de six pieds, bien bâti, je serais en prison.  Un million pour cent de chances… »  Aucun doute !

6 février : une enfant lourdement hypothéquée sauvée de sa mère végane

L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit le proverbe, que les services de tutelle russe ont pu constater avant de demander que les droits parentaux d’une mère aimante lui soient retirés.  Le motif ? Madame est végane et trouvait normal de faire suivre le même régime à sa fille qui, à un an et huit mois, a un poids deux fois moindre que la normale, affiche un épuisement critique en plus d’être incapable de marcher.  Pour tout arranger, l’enfant souffre d’une diminution importante de son hémoglobine et sa mère, qui a le culot d’accuser l’hôpital de maltraitance, lui a refusé une transfusion sanguine.

On comprendra la nécessité de retirer ses droits parentaux à cette mère déjantée afin de sauver l’enfant.

7 février : a-t-il toujours l’intention de l’épouser ?

Ils ne sont que fiancés. On espère donc que l’homme, qui a été frappé par sa promise à plusieurs reprises en plus de voir son visage enduit d’excréments de chien, renoncera à un projet de mariage qui relève davantage de la tentative de suicide que de l’amour fervent et partagé.

La fiancée, une Floridienne du nom de Jane Marie Faulkner, 41 ans, était ivre au moment des faits. La police l’a clairement reconnue comme l’auteure de la violence et la brute a dû déposer une caution de 2000 $US en vue de retrouver sa liberté.  On ignore si les deux tourtereaux ont repris leur relation pour le moins mouvementée…

9 février : la meurtrière avait « des troubles psychiatriques importants »…

La France vit présentement sous le choc du meurtre de la petite Vanille, un an, découverte dans une benne à vêtements aux environs d’Angers.  Sa mère, Nathalie Stephan, 39 ans, a avoué l’avoir tuée après avoir longuement parlementé avec les enquêteurs. Comme il fallait s’y attendre, « des troubles psychiatriques importants » ont été évoqués pour tenter d’expliquer son geste. Diagnostiquée borderline, la meurtrière s’est dit « abandonnée par le système » tandis que son enfant était placée en foyer d’accueil.  Son meurtre aurait été planifié.

11 février : condamnée pour le meurtre de son conjoint, elle va en appel

Johanne Johnson, reconnue coupable du meurtre de son conjoint d’une balle de calibre 22 dans la tête en 1998, a demandé un nouveau procès à la Cour d’appel du Québec.  Elle aurait avoué l’homicide 15 ans plus tard, au cours d’une opération « mister Big », une méthode qui aurait contrevenu à la Charte canadienne des droits et libertés.  L’importante preuve ainsi recueillie contre elle pourrait être supprimée lors d’un éventuel nouveau procès.  Elle avait été reconnue coupable en avril 2016.

11 février : pas de doubles standards cette fois…

La réputation de notre système judiciaire de se montrer plus clément envers les femmes qu’envers les hommes a subi un démenti avec la condamnation d’une ex-enseignante de 81 ans, Colette Casaubon, reconnue coupable d’avoir abusé d’un élève de 12 ans.

La victime, un homme de 50 ans, a déclaré avoir vécu une véritable descente aux enfers dont il affirme vivre les séquelles depuis 38 ans :

« « Depuis 38 ans… je vis des conséquences permanentes par rapport aux évènements qui se sont déroulés dans ma jeunesse. À mes 12 ans, j’ai connu l’alcool, puis un an plus tard, j’ai mélangé la drogue et les médicaments. Ses trois substances m’ont suivi jusqu’à mes 25 ans », a-t-il témoigné lundi.

Il a ainsi « tout perdu » et s’est retrouvé dans la rue pendant des années. Même s’il occupe désormais un emploi, il a toujours le « sentiment d’être un être humain défectueux et incompétent ». « Les dommages sont permanents », conclut-il. »

12 février : elle pend ses deux enfants après avoir eu des rapports sexuels avec son chien

Lisa Snyder, 37 ans, est restée impassible lorsqu’elle est comparue devant la cour de Reading, Pennsylvanie, pour faire face à des accusations de meurtres de ses deux enfants, Brinley, quatre ans, et Conner, huit ans.  L’accusée a prétendu que l’ainé s’était pendu après avoir tué son frère parce qu’il subissait de l’intimidation à l’école, mais les avocats de la poursuite ont affirmé qu’une telle éventualité était impossible.

Comme si de tels gestes n’étaient pas suffisants, Snyder est accusée de cruauté animale et d’agression sexuelle sur un chien après que des enquêteurs aient découvert des photos explicites de l’accusée avec l’animal en question.

12 février : elle tue son bébé de peur que son conjoint ne découvre une infidélité

Une femme de 30 ans, accusée d’infanticide, est comparue devant la cour d’assises de l’Essonne siégeant à Evry-Courcouronnes, en France.  Elle aurait tué le nouveau-né après avoir accouché seule à son domicile de Viry-Châtillon. La crainte d’une infidélité éventuellement découverte serait à l’origine de son geste.  En effet, l’enfant serait né deux mois trop tôt pour être celui de son conjoint. La trentenaire est placée en détention provisoire depuis décembre 2017 et risque la prison à perpétuité.

13 février : elle plaide coupable d’accusations de contact sexuel sur sa fille de deux ans

Une Beauceronne de 23 ans a plaidé coupable à des accusations de contact sexuel et d’incitation à des contacts sexuels sur sa fillette de deux ans :

« Les événements remontent au mois de mars 2019 à Saint-Georges, de rapporter le Journal de Québec. La fillette se trouvait dans la même pièce que la mère et son conjoint. L’accusée a manifesté son désir d’avoir une relation sexuelle avec l’homme qui se disait inconfortable en présence de l’enfant. Le conjoint n’était pas suffisamment excité au goût de la femme qui a approché la bouche de sa petite fille très près du membre de son conjoint dans le but de l’exciter et de voir sa réaction. L’homme qui n’est pas le père de la fillette s’est opposé à ce geste pédophile pour ensuite dénoncer la femme aux autorités. Elle a été arrêtée quatre mois plus tard. Lors de son interrogatoire, elle a aussi admis qu’en mars 2019, au moment de changer sa fille, elle a tenté de l’exciter en touchant ses parties génitales. Elle ajoute avoir arrêté voyant que la fillette n’aimait pas cela. »

Conspiration du silence ?

J’aurais pu ajouter une autre nouvelle, mais l’espace me manque.  Des âmes chagrines me reprocheront sans doute cet étalage de violence et d’aberrations féminines.  Il faudrait alors qu’elles se posent la question suivante : est-ce la révélation de ces comportements criminels qui est condamnable, ou le silence qui les entoure généralement ?

Il ne se passe pas une journée sans que ne soit « dénoncée » une toxicité masculine, au point d’être surmédiatisée.  Comment se fait-il que lorsque des femmes commettent des gestes aussi condamnables, même dans notre belle province, une discrétion médiatique complaisante viennent en étouffer l’écho ?  Chaque automne, la FFQ dénonce la violence faite aux femmes pendant 12 journées.  À quand la fin du stéréotype de la femme uniquement victime de violence et la reconnaissance d’une toxicité qui peut être aussi féminine ?

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