Alice Paquet interpelle Guy Nantel et maintient avoir été violée

Si vous appreniez que Vincent Lacroix, responsable de fraudes ayant couté une fortune à de petits épargnants, était devenu porte-parole pour l’Autorité des marchés financiers, le trouveriez-vous crédible ?  Et que penseriez-vous de l’AMF ?

Par

Olivier Kaestlé

Douteuse porte-parole

Si vous lanciez une entreprise de lave-vitre, envisageriez-vous de citer Guy Turcotte comme référence d’une utilisation responsable de votre produit ?  Non, bien sûr.  Eh bien, c’est exactement le genre d’inconfort qui s’empare de moi chaque fois qu’Alice Paquet se présente publiquement en victime de viol.

Alors que cette douteuse porte-parole des vraies victimes d’agressions sexuelles devrait leur rendre le service de se faire oublier, voilà que la dame a rajouté une couche sur ses errances passées en interpellant l’humoriste Guy Nantel, qui se présente à la chefferie du parti québécois.

« Aucun acte criminel n’a été posé » – le DPCP

Alice Paquet est cette plaignante qui a accusé en 2016 le député libéral Gerry Sklavounos de l’avoir violée.  Après plusieurs apparitions médiatiques désastreuses au cours desquelles elle s’est démarquée par des propos erratiques, Paquet a admis avoir menti à propos d’une trousse médicale qu’elle n’a jamais passée et de points de suture qu’elle n’a jamais reçus.  Pire encore, la DPCP a reconnu « qu’aucun acte criminel n’a été posé » sur sa personne :

« Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a rendu jeudi une décision sans appel, a souligné à gros traits le premier ministre plus de trois mois après une veillée aux chandelles sur le campus de l’Université Laval, durant laquelle Alice Paquet a dit avoir été agressée sexuellement par un individu détenant « un siège à l’Assemblée nationale ». « Il n’y a aucune ambiguïté. C’est clair : aucun acte criminel n’a été posé », a-t-il martelé. »

Porté disparu : article 140 du code criminel

Il est difficile de surmonter un malaise profond devant cette affaire .  Si Alice Paquet a affirmé – et continue d’affirmer – qu’elle a été violée par Sklavounos et que le DPCP a statué « qu’aucun acte criminel n’a été commis », ou bien le DPCP se gourre, ou bien Alice Paquet ne dit pas la vérité.

Quoi qu’il en soit, il y a dans le comportement de l’intéressée, et dans son entêtement à continuer d’affirmer qu’elle a été violée, suffisamment de motifs à se voir inculpée du délit de méfait public en raison de l’article 140 du code criminel qui s’énonce comme suit :

  • 140(1)Commet un méfait public quiconque, avec l’intention de tromper, amène un agent de la paix à commencer ou à continuer une enquête :
    • a)soit en faisant une fausse déclaration qui accuse une autre personne d’avoir commis une infraction ;
    • b)soit en accomplissant un acte destiné à rendre une autre personne suspecte d’une infraction qu’elle n’a pas commise, ou pour éloigner de lui les soupçons ;
    • c)soit en rapportant qu’une infraction a été commise quand elle ne l’a pas été ;
    • d)soit en rapportant, annonçant ou faisant annoncer de quelque autre façon qu’il est décédé ou qu’une autre personne est décédée alors que cela est faux.

La Justice a manqué à son devoir

Nous avons ici deux motifs plausibles qui auraient dû amener la Justice à porter des accusations de méfait public contre Alice Paquet, soit d’avoir amené les autorités policières à entreprendre une enquête « en faisant une fausse déclaration qui accuse une autre personne d’avoir commis une infraction » et « en rapportant qu’une infraction a été commise quand elle ne l’a pas été ».

Comprenons-nous bien : je ne suis ni en mesure, ni en droit, de me substituer à la Justice et de condamner Alice Paquet d’avoir délibérément menti en accusant Gerry Sklavounos.  Ce que j’affirme, c’est qu’il existe dans les agissements d’Alice Paquet des raisons suffisamment sérieuses de croire qu’elle a porté de allégations non fondées contre le député libéral et que l’appareil judiciaire a manqué à son devoir en n’entreprenant pas de poursuite contre elle.

Un bien mauvais message

Par sa passivité, notre système judiciaire encourage le mensonge et la malveillance chez des femmes sans scrupule.  Certains avocats véreux vont même jusqu’à suggérer à leur cliente de mentir, ou simplement d’insinuer, qu’elle ou ses enfants auraient pu subir de la violence, sexuelle ou autre, pour gagner leur cause dans un contexte de séparation.

En n’entreprenant pas de poursuite judiciaire dans une cause aussi médiatisée que l’affaire Paquet-Sklavounos, notre système judiciaire envoie publiquement le message qu’une femme malveillante bénéficiera toujours d’une immunité judiciaire si elle détruit la vie ou la carrière d’un homme qu’elle accuse de façon mensongère. À notre époque de chasse à l’homme occasionnée par le mouvement #metoo, les conséquences de cette passivité ont déjà commencé à se faire sentir avec le délire des tribunaux populaires pour lesquels « accusé » rime avec « coupable ».

« Ça me tente pas. »  – Alice Paquet

Il m’est difficile de ne pas ressentir une indisposition devant cette femme, indûment épargnée par un Justice plus que complaisante, tenant des propos de gamine capricieuse à l’annonce de la candidature de Guy Nantel à la chefferie du PQ :« La première chose que je me suis dit [quand j’ai appris qu’il confirmait sa candidature], c’est que je vais avoir à voir son visage partout; ça ne me tente pas », a dit Alice Paquet en entrevue avec Geneviève Pettersen à l’émission Les Effrontées sur QUB radio. »

Elle maintient ses accusations

« Je lui avais écrit dans un statut : “je n’ai pas couché avec lui : il m’a violée”, a souligné Alice Paquet, ajoutant qu’elle avait trouvé difficile de faire parler d’elle à nouveau “après avoir passé la dernière année à me faire traîner dans la boue pour toutes sortes de raisons”. “Là, ça recommençait. J’étais épuisée.” »    

Pourquoi pas une poursuite au civil ?

Si le DPCP a bel et bien raison d’affirmer « qu’aucun acte criminel n’a été posé », Alice Paquet verse dans la diffamation.  Je suis surpris que Gerry Sklavounos n’ait pas entamé de poursuites au civil pour ce motif.  Sa réputation est irrémédiablement entachée par une femme qui persiste et signe.  Une victoire – très possible – dans un tel dossier pourrait envoyer un message clair à l’effet qu’on ne peut impunément détruire la vie, la carrière et la réputation d’un homme.

photo : Radio-Canada

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