Une poursuite afin d’interdire les compétitions féminines aux femmes transgenres

On veut bien avoir l’esprit ouvert sur les différences, mais il arrive justement que les différences nous rattrapent… en courant !  Ainsi, trois étudiantes ont intenté une poursuite en vue d’écarter les étudiantes transgenres, donc biologiquement des garçons, des compétitions féminines de sprint de niveau secondaire dans l’État du Connecticut.

Par

Olivier Kaestlé

On comprendra leurs motifs : deux étudiantes transgenres, Terry Miller et Andraya Yearwood, biologiquement parlant des garçons, mais qui s’identifient en tant que filles, gagnent systématiquement toutes ces compétitions.

Il faudrait bien sûr croire sur commande que la biologie reste purement étrangère à ces performances éblouissantes, et que le genre n’étant qu’une « construction sociale », il faudra se faire à l’idée d’une banale coïncidence.  Greffons-nous tout de suite une poignée dans le dos devant cette mainmise de l’idéologie trans sur la réalité objective.

Elles ne l’entendent pas de cette oreille

Selina Soule, Alanna Smith, Chelsea Mitchell et leurs mères ne l’entendent pas de cette oreille et ont logé une poursuite en Cour fédérale ce mercredi afin de contester la politique de la Connecticut Interscholastic Athletic Conference, qui autorise des garçons biologiques se disant filles à compétitionner contre des filles biologiques dans des disciplines féminines.  Comment une instance sportive d’État a-t-elle pu tomber si bas ?

Privées de victoires légitimes

Des avocats de l’Alliance Defending Freedom représentent les plaignantes.  Ils font valoir que le fait d’autoriser des garçons à participer à des compétitions féminines privent les filles de victoires et d’opportunités légitimes puisque, à l’évidence, elles se voient désavantagées physiquement en comparaison de leurs compétiteurs.  Dire qu’il leur faut aller en cour pour défendre cette évidence biologique millénaire…

Chelsea Mitchell aurait normalement dû remporter le championnat de l’État dans le 55 mètres sur piste pour femmes mais les deux garçons ont « gagné » la première et la deuxième place de l’événement, privant ainsi la jeune femme de la médaille d’or.  Des événements similaires sont arrivés à Alanna Smith et Selina Soule

15 titres de championnat d’État féminins

Depuis 2017, les deux femmes transgenres participant aux compétitions de courses sur pistes ont raflé 15 titres de championnat d’État féminins et ont pu accéder à plus de 85 opportunités de participer à des compétitions de niveau supérieur au cours des saisons de 2017,2018 et 2019.  C’est fou ce que les « constructions sociales » peuvent accomplir.

Discours « antiféministe » et « transphobe »

Le libellé de la poursuite a de quoi susciter des crises d’urticaire chez les féministes intersectionnelles et le lobby trans américains, qui nient obstinément toute interférence biologique et ne jurent puérilement que par les « constructions sociales ».  Qu’on en juge :

« Des réalités biologiques incontournables caractérisent l’espèce humaine et ne sont pas des stéréotypes, des « constructions sociales » ou des séquelles de discriminations passées.  Résultat de ces nombreuses différences physiologiques entre les hommes et les femmes qui se manifestent après la puberté : les athlètes masculins réalisent des performances de 10 à 20 % supérieures à celles de femmes entraînées dans les mêmes disciplines.  Les disparités augmentent lors de compétitions exigeant une endurance accrue à long terme ou une grande force musculaire, comme la levée de poids. »

Des différences encore plus marquées en athlétisme

Le document continue ainsi :

« Lors des compétitions athlétiques sans équipements, les différences physiologiques entre personnes masculines et féminines, après la puberté, sont remarquables, dans les livres de records.  Personne ne met en doute le fait que les meilleurs athlètes masculins et féminines s’investissent avec la même ferveur à exceller dans leur sport et s’entraînent avec la même détermination.  Néanmoins, les garçons et les hommes courent plus vite, et sautent plus haut et plus loin que les filles et les femmes. »

Rendu là, les idéologues trans doivent se retrouver en salle de réanimation, tant le choc du réel doit leur sembler insupportable.

« Ça va prendre de l’éducation et de la compréhension »

La Connecticut Association of Schools-Connecticut Interscholastic Athletic Conference a déclaré s’inspirer d’une loi d’État antidiscriminatoire qui établit que les élèves doivent être traités selon le genre auquel ils s’identifient.  Le directeur général de cette institution devait s’exprimer ainsi :

« Il s’agit du droit d’une personne de compétitionner. Je ne crois pas que cette question diffère de celle d’autres membres de la société qui, il n’y a pas si longtemps, se voyaient interdire les compétitions.  Je pense que ça va prendre de l’éducation et de la compréhension pour atteindre ce but sur cette question. »

Les deux athlètes trans et la CASCIAC seront représentés en cour par la American Civil Liberties Union.

Pas un cas isolé

La présence de femmes transgenres au sein de compétitions féminines est en train de se répandre et gare à quiconque en contestera la « légitimité ».  Voici une manchette à ce propos :

« Mary Gregory, une haltérophile, a suscité une réaction très négative chez certaines olympiennes après avoir annoncé qu’elle avait battu quatre records du monde à une compétition de 100% Raw Weightlifting Federation aux États-Unis. »

Et cette autre :

« La vedette de course de vitesse de la NCAA, CeCe Telfer, a fait des ravages en établissant de nouveaux records athlétiques féminins pour l’Université Franklin Pierce. Mais pas plus tard que l’an dernier, Telfer avait concouru pour la même école, dans la même division, mais comme un homme. »

Le féminisme intersectionnel, toujours du féminisme ?

Ces événements ont de quoi laisser abasourdi.  Ce qui surprend le plus, c’est de voir des militants qui se disent encore féministes appuyer des mesures qui désavantagent ouvertement les femmes en vue de défendre des personnes qui sont biologiquement des hommes.  C’est presque aussi cohérent que de voir les mêmes activistes soutenir l’islam politique.  Nous vivons une époque extraordinaire…

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