La pire année pour les droits de l’homme!

Vous aurez compris ici que le féminin est inclus dans le titre. Nous parlons évidemment des droits de la personne. En février j’avais déclaré que l’année 2020 serait l’année qui ferait le plus reculer les droits et libertés de la personne depuis les débuts de l’histoire de la civilisation, et je maintiens cette prédiction.

Par : Stéphane Gagné 

Les droits et libertés

Bien entendu, les droits de la personne ont été très malmenés au cours de l’histoire et l’idée de créer des « chartes » pour les définir et les établir est relativement récente (de quelques siècles). Des progrès ont été réalisés en ce sens et aujourd’hui il existe plusieurs chartes qui définissent sous différentes versions ces droits. J’apprécie tout particulièrement celle des Américains. Celle de l’O.N.U. est bien aussi, mais elle n’a aucun pouvoir législatif, ce qui explique que plusieurs pays membres ne respectent pas ces ententes dans leurs propres territoires.

Et chez nous?

Qu’en est-il de nos propres chartes au Canada et au Québec? Mon opinion est qu’elles font piètre figure, car il m’apparaît qu’elles sont trop souvent écrites de manière à les rendre constamment « conditionnelles » à certains facteurs. (La majorité des gouvernements inclut à un endroit ou un autre dans leurs chartes les       « pandémies » parmi les éléments permettant au dit gouvernement de prendre des mesures allant à l’encontre de leurs chartes. Un exemple parmi plusieurs autres; ne soyez pas surpris).

Droits, ou… permission?

Par exemple : alors que les Américains ont le droit de posséder des biens et des propriétés privées de même que le droit de défendre leurs propriétés, le Canada ne garantit PAS ce droit. Le saviez-vous? (Demandez aux gens qui habitait à Mirabel sur les lieux où le gouvernement a décidé de construire l’aéroport, ils vous en diront quelque chose.)

Mis à part les Américains, la majorité des gens du monde n’est pas très éduquée en général sur la question de leurs droits et trop d’entre eux imaginent ces droits comme venant des gouvernements. Rien ne saurait être plus faux! Comprenons bien : les droits de la personne ne sont pas des « privilèges », mais bien des acquis! Ceux qui ont signé la Constitution des États-Unis comprenaient bien ce principe et c’est pourquoi ils ont précieusement choisi d’y inscrire que ces droits proviennent du Créateur lui-même et qu’ainsi ils ne sont le « don » d’aucun homme ici-bas sur cette terre. Les droits dont je parle ici ne sont ni un privilège, ni une permission. Par définition, si j’ai besoin d’une permission pour quelque chose, ce n’est plus un droit! Vos droits et votre liberté vous appartiennent; donc le gouvernement ne peut vous donner quelque chose qui ne lui appartient pas. Comprendre cette différence qu’il y a entre « droits de la personne », et « privilèges donnés par le gouvernement » est aussi important que comprendre la différence entre liberté et esclavage, littéralement.

La pire année de l’histoire

Pourquoi cette année est-elle la pire de l’histoire pour les droits et libertés?

— Parce que le prétexte de la pandémie n’est pas utilisé seulement ici au Canada. Cette fois le recul se fait à travers la planète tout entière et avec l’aval de chaque gouvernement!

— Parce que la porte d’entrée, le « prétexte » est la plus vieille ruse (et la plus efficace, malheureusement) de l’histoire : c’est pour votre bien! (Vous connaissez tous le dicton : « Nous voulons votre bien, et nous l’aurons! »)

— Parce que souvent ces mesures de même que leurs durées d’application sont décidées selon des critères arbitraires. Je vous donne ici la définition du mot « arbitraire » :

1.

Qui dépend de la seule volonté (libre arbitre) n’est pas lié par l’observation de règles (gratuit, libre).

Choix arbitraire.

2.

Qui dépend du bon plaisir, du caprice de qqn.

Sentence arbitraire.

 

Donc : à la question : « Combien de temps doit-on continuer à “confiner” les gens? » la réponse est souvent aussi vague que : « Aussi longtemps que jugé nécessaire » et ça les amis, ça peut être très longtemps (et aussi très difficile à contester en cour).

— Et finalement; parce que l’histoire démontre qu’à chacun de ces reculs, à chaque fois qu’on introduit des mesures semblables (que l’on prétend souvent « temporaires ») on établit des précédents qui sont rarement temporaires, telle une vermine qui s’invite à demeurer sur votre terrain.

Des exemples

Il serait malheureusement trop long d’énumérer tous les droits qui sont actuellement menacés dans ce seul article, bien que ce serait pourtant essentiel. Je devrai donc m’en tenir à un simple résumé. Gardez toutefois en tête que ces choses sont en ce moment même appliquées de façon générale à l’échelle mondiale.

Voici tout de même quelques exemples de base que l’on retrouve dans les mesures actuelles; le confinement à la maison. Il enfreint votre liberté de déplacement. Même si vous n’êtes pas confinés en cellule, vous êtes passibles d’être interrogé par la police et être soumis à des amendes qui atteignent parfois des milliers de dollars.

Les mesures d’isolement enfreignent également votre liberté de regroupement. (Oui, ce droit est mentionné dans la majorité des chartes.)

Aussi en ce moment le gouvernement propose fortement d’appliquer diverses mesures pour suivre vos déplacements, soit par le biais de vos téléphones cellulaires, soit en appliquant des « taupes électroniques » aux gens qui ont été diagnostiqué comme étant atteint du COVID-19, ce qui constitue une enfreinte sérieuse à votre droit à la vie privée. Le Bureau d’enquête de TVA a mit la main sur un documentaire confidentiel du ministère de la santé qui confirme cet intention du gouvernement. L’article déclare qu’« On y trouve un recensement d’applications similaires qui ont été déployées – souvent avec succès – dans les derniers mois à Singapour, en Corée du sud, en Pologne, à Taïwan, en Chine et à Hong Kong. » (La Chine et Hong Kong; que c’est rassurant.)

La vie privée

Parlant de votre droit à la vie privée; votre médecin a prêté serment de tenir le secret professionnel face à la vie privée de ses patients. Pourtant le gouvernement L’OBLIGE à dénoncer votre condition si vous êtes atteints, ce qui va encore à l’encontre des chartes. Oh! Vous croyez que c’est uniquement pour le temps de la pandémie? Détrompez-vous! Au Québec si votre médecin vous traite pour une morsure d’animal – même le vôtre – il est OBLIGÉ de vous dénoncer au gouvernement et un agent du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries, et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) fera enquête sur votre cas. (Restez près du téléphone, il a votre numéro que vous le vouliez ou non.)

La vie privée

Je termine en rappelant un aspect que les gens – y compris les gouvernements – semblent oublier : les libertés de presse (médias), de croyance (même fausses), d’opinion (même mauvaise et basée sur des faits erronées), et d’expression (de ces opinions) font toute partie des chartes américaines et canadiennes. On n’a pas le droit d’interdire à quelqu’un de parler sous prétexte qu’il dit faux.

C’est Gandhi qui aurait prononcé la citation suivante : « Il ne vaut pas la peine d’avoir la liberté, si cette liberté n’inclut pas le droit de se tromper. »

(Ceci conclut la première partie)

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