La misogynie, bien sûr, vous connaissez, mais… la misandrie ?

Les ridicules et assommantes tempêtes médiatiques ayant pour objets les faux problèmes du « racisme systémique » québécois et la « transphobie » de JK Rowling, qui a osé le « blasphème » que seules les personnes de sexe féminin peuvent être menstruées, sont-elles les signes avant-coureurs d’une accalmie de la pandémie devenue le principal sujet d’actualité ?

Par

Olivier Kaestlé

On souhaiterait plutôt un retour à la pondération, au bon sens, à l’analyse objective et sans préjugés idéologiques, mais c’est sans doute trop espérer de la nature humaine.  Au fond, peut-on parler de retour à des attitudes salutaires délaissées depuis longtemps, si elles ont jamais existé ?

Dans son brillant et controversé essai intitulé Manifeste d’un salaud, Roch Côté brossait un portrait à la fois impitoyable et lucide du milieu universitaire québécois, déjà infesté de dérives idéologiques d’extrême gauche et néo-féministes et de l’intolérance fanatisée qui les accompagnent inévitablement.  Son livre est paru en 1990, il y a trente ans.  Prophétique.

La misandrie, l’éléphant dans le salon

Alors que les pseudos intellectuels de la gauche régressive se complaisent en psychodrames qui les font se sentir exister, au détour d’une morne existence faite d’atermoiements stériles et de borborygmes qu’ils prennent pour des révélations, un débat pourtant essentiel peine à franchir la ligne d’arrivée de nos médias.

Promenez-vous dans la rue et demandez au hasard à dix personnes – bien sûr en respectant la distanciation physique… – ce qu’est la misogynie, il y a fort à parier que toutes vous répondront qu’il s’agit de la haine ou du mépris envers les femmes.  Demandez aux mêmes personnes ce qu’est la misandrie et je vous parie que vous serez chanceux si vous en trouvez deux ou trois qui sauront de quoi vous parlez…

Le sexisme envers l’homme blanc hétéro ?  « Full cool ! »

Et vous-même, savez-vous que la misandrie est la haine ou le mépris envers les hommes ?  En fait, de toutes les formes de discriminations, celle manifestée envers l’homme blanc, hétérosexuel, « cisgenre » et quinquagénaire est la seule tolérée.  Pire encore, elle est valorisée, « tendance », « chill », « full cool » et aussi à la mode de nos jours que la mini-jupe dans les années 60 ou les pantalons à pattes d’éléphant dans les années 70.

« Il y a bien deux sexismes. » – Patrick Guillot

Un essayiste, Patrick Guillot, peu connu au Québec, mais bien davantage en France, s’est penché sur le phénomène social de la misandrie au fil des siècles.  Guillot s’interroge depuis plus de 20 ans sur les différentes formes de sexisme.  Il est l’auteur de Quand les hommes parlent, La cause des hommes, pour la paix des sexes et a cofondé en 2008 le Groupe d’études sur les sexismes. Il vient de publier, aux éditions De Varly, un nouvel essai intitulé Misogynie, misandrie, il y a deux sexismes. 

Son éditeur présente ainsi son ouvrage :

« Dans son histoire, le féminisme a eu des adversaires bien identifiés : la misogynie, le conservatisme, le puritanisme, etc.  Mais il semble que l’on assiste à l’émergence d’un autre adversaire, plus sournois et peut-être plus dangereux : la misandrie, autrement dit le sexisme contre les hommes.  Car il y a bien deux sexismes…

Là où le féminisme demande que la valeur des femmes soit reconnue à l’égal de celle des hommes, la misandrie affirme que les hommes sont d’une nature inférieure, en particulier au plan moral.

Là où le féminisme appelle à plus de respect dans les rapports humains, la misandrie prône la haine des hommes.

Là où le féminisme revendique l’égalité des droits entre les sexes, la misandrie exige des droits supérieurs pour le féminin. 

Paradoxalement, même si elle en est une caricature, la misandrie excelle à utiliser le féminisme comme paravent.  Il y a là un réel danger pour ce dernier : lorsque les deux courants sont confondus, des points de vue misandres peuvent lui être abusivement attribués, et il s’en trouve discrédité.

Refusant cette confusion, l’auteur s’efforce d’établir entre eux une claire distinction, aussi bien dans l’histoire que dans l’actualité. »

Le néo-féminisme, le bras armé de la misandrie ?

Dans cette présentation de l’essai de Patrick Guilot, une phrase m’interpelle particulièrement : « Paradoxalement, même si elle en est une caricature, la misandrie excelle à utiliser le féminisme comme paravent.  Il y a là un réel danger pour ce dernier : lorsque les deux courants sont confondus, des points de vue misandres peuvent lui être abusivement attribués, et il s’en trouve discrédité. »

Comment ne pas voir dans ce constat une définition de cette aberration idéologique de plus en plus dénoncée par l’expression « néo-féminisme » ?  Nul doute que cette mouvance haineuse et fanatisée est devenue le bras armé d’un sexisme envers les hommes qui s’exprime en toute impunité dans nos publicités, nos films, nos téléséries, nos téléromans, et jusque dans nos arènes politiques, institutionnelles et démocratiques ainsi que dans nos médias d’information.

Cette dérive n’est pas que québécoise, elle est occidentale.  Patrick Guillot, par ailleurs Français, est un lanceur d’alarme.  Sa parole, claire, articulée, documentée et pondérée, mérite notre attention.

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