Privatisons la santé !

François Legault a compris le problème au ministère de la santé. Ce n’est pas un problème médical, même si certains diraient que la santé est malade au Québec, mais bien une question de gestion. C’est ainsi qu’il a mis un gestionnaire expérimenté à ce ministère.

Par : Eric Barnabé 

Le problème : gestion

Le 18 avril 2018, le Soleil rapportait que sur les 420 préposé et autres embauchés au CHUL à Québec, 398 avaient quitté avant un an. La principale raison est le travail sur appel. En pleine pénurie, le personnel est sur appel pendant des années. Dernièrement, François Legault annonçait 10,000 nouveaux préposés à 49,000$ par année, des postes à plein temps. Le lendemain, nous découvrions que seulement 30% des préposés sont à temps plein.

Lorsque François Legault a fait appel aux retraités en santé pour prêter main forte, la machine a pris plus d’un mois pour les contacter et leurs a fait passer toute la série d’entrevue d’embauche en période de crise.

Les syndicats

La machine administrative n’est pas la seule en cause, les syndicats ne laissent pas leur place. Quand François Legault a voulu donner une primer aux préposés qui n’ont pas fui, le syndicat a refusé. Vous gagez combien que le syndicat des PAB voudront que la prime de 4$/h soit aussi versée aux milliers de préposés qui ont quitté leur poste en pleine crise ?

Pour fermer des lits par contre je dois leur donner qu’ils ont fait très vite.

La solution : privatisation

Je sais bien que la privatisation de nos hôpitaux et de nos CHSLD n’est pas la saveur du mois, mais c’est la seule façon de changer le système. Dans le modèle actuel, jamais un ministre réussira à changer la main mise syndicale sur la gestion du système de santé québécois et abolir un poste est mission impossible. Pour exemple, nous venons d’abolir les commissions scolaires sans aucunes pertes d’emplois. Le changement dans la continuité.

Fermer un hôpital

Alors il ne reste qu’une solution. Fermer un hôpital, transférer tout le personnel dans les autres hôpitaux du réseau publique et vendre le bâtiment et ses équipements à un groupe privé qui sera payé à l’acte par la RAMQ. Le syndicat et la grosse structure administrative n’existera plus dans ce nouveau service. Quand vous mettrez le pied dans cet hôpital, vous ne serez pas le bénéficiaire d’un service, vous serez leur client. Faudra juste éviter que les fonctionnaires construisent des règles impossibles à maintenir pour faire ce dont ils sont devenus maitres : détruire toute initiative.

Dans mon modèle, les 2 systèmes co-existent.

Impossible ?

Plus de 40% des québécois ont une assurance privée via leur employeur et utilise déjà les services privés en santé au Québec.

Quand vous allez dans une clinique privée pour une prise de sang, un IRM ou un rayon X, attendez-vous dans le privé ? Imaginez un hôpital dans le même style.

Pourtant, ça marchait !

L’Hôpital juif de Montréal avait placé des médecins au tri de son urgence. Tout le monde à Montréal allait à cette urgence parce que le service était rapide pour obtenir la prescription nécessaire. L’hôpital a cessé parce que les médecins n’étaient pas payés par la RAMQ, mais par le budget octroyé à l’hôpital.

Un bon nombre d’organismes communautaires proposent déjà des services de santé. Résidences spécialisés, popote, soins à domicile, etc…

Un choix de société

Qu’est-ce qui est pire payer une administration très lourde ou payer le privé avec une administration légère. En bout de ligne, cela ne nous coûtera pas plus cher, sauf si les tinamis arrivent dans le décor. Mais au Québec, y en n’a pas de corruption.

Meilleur service

Le but n’est pas d’économiser de l’argent, mais d’offrir un meilleur service. Si nous dégageons des économies, ce sera tant mieux.

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