Le chef du Bloc Québécois Yves-François Blanchet visé par des allégations d’agression sexuelle

C’est le scoop de l’heure, une femme allègue que Yves-Francois Blanchet Chef du Bloc québécois l’aurait agressée en 1999, alors qu’il était gérant d’Éric Lapointe.

Par : Xavier Camus 

Notes sur les allégations visant le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet

Je cite les passages du « Journal de Montréal » : « La fête se serait déplacée du Musée Juste pour rire à un restaurant toujours sur le boulevard Saint-Laurent. Il y avait cette femme, un ami à elle, Éric «Lapointe, son gérant, et une jeune fille de 16 ans qui est la fille d’une personne du milieu».

Dans les toilettes avec Yves-François

« Je me suis ramassée, après un moment, dans les toilettes avec YF, allègue la femme. Il m’invitait à faire de la coke. Une fois aux toilettes, il voulait une relation sexuelle en échange de sa coke. J’ai dit « Non! » Il insistait. J’ai continué à dire « Non! » Il était contre la porte, m’embrassait sans mon consentement, levait ma jupe. »

«Il touchait, partout, me suppliant d’au moins lui faire une fellation», mentionne-t-on également dans la publication (JdeM, 15 juillet).

Or, Y.-F. Blanchet nie vivement les allégations : tout serait faux.

Dans les prochains jours, plusieurs s’emploieront à vouloir démolir le témoignage, mais j’aimerais souligner quelques points de concordance frappants.

The Gazette

Dans « The Gazette », Christopher Curtis a interviewé directement la victime. Elle affirme qu’elle avait refoulé ses souvenirs douloureux, pour elle, son agresseur s’appelait Yves, et son nom de famille, François. Il avait d’ailleurs la tête rasée et ne ressemblait pas au Yves-François Blanchet le politicien.

La photo ci-dessous montre qu’elle a raison, Blanchet avait à cette époque un look très différent.

Photo : TVA Nouvelle

Un bar de motards

(2) Dans son récit, elle raconte qu’ils s’étaient retrouvés dans un bar de motards et « voulait une relation sexuelle en échange de sa coke ».

Un article du « Journal de Montréal » d’octobre 2000 – intitulé « Éric Lapointe bouscule un caméraman et un journaliste – indique que c’était peut-être une partie de l’univers dans lequel ils baignaient.

Je cite un passage : « Son gérant, Yves-François Blanchet, a plus tard présenté les excuses de l’artiste, mais la nature des relations qu’entretient Lapointe avec les motards n’a pas été éclaircie » .

(3) On lui reprochera que l’album États d’amour, d’Isabelle Boulay, était sorti en 1998, soit un an plus tôt, mais c’est au lancement du « Live » que cela s’est produit, en 1999.

The Gazette

(4) Dans son entrevue à The Gazette, la victime présente des preuves indirectes : dans son récit, elle disait avoir mis des photos du tournage du vidéoclip « Tendre Fesse » dans sa sacoche. Clip d’Éric Lapointe qui avait été tourné dans un bar de danseuses nues.

La présumée victime dit se rappeler de détails

« Bien que la vidéo avait été tournée en noir et blanc, la femme dit se rappeler des détails qu’une personne qui n’a vu que le clip ne pourrait pas connaître. Par exemple la blonde que l’on voit avec des chaps, était habillée en « Baby Pink », et « celle dont les cheveux ont l’air bruns est en fait rousse ».

Ça n’a rien de politique

« Je ne voulais pas revivre cette partie à propos des toilettes », « Ça n’a rien de politique, je n’ai aucun intérêt pour la politique québécoise ».

Crédit photo: Canoe.ca

Crédit photo: TVA Nouvelle 

Voici le post Facebook en question 

TW: Agression sexuelleYves-François Blanchet, milieu artistique, milieu politique***"En 1999, je suis allée au…

Posted by Hyènes en jupons on Tuesday, July 14, 2020

 

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