Il y a 103 ans, 2000 morts et 9000 blessés dans l’explosion de Halifax

Il y a 103 ans, près de 2000 personnes de tous âges trouvaient la mort instantanément ou périssaient des suites de leurs graves blessures dans les jours suivants quand Halifax était littéralement soufflée par l’explosion d’un navire chargé d’explosifs destinés aux champs de bataille de la Première Guerre mondiale, en Europe.

Par : Ghislain Loiselle 

Des enfants qui s’en allaient

En plus des quelque 2000 morts dont le tiers des enfants qui s’en allaient à l’école, 9 000 personnes étaient blessées dont 300 devenaient aveugles ou estropiées à vie et plus de 30 000 se retrouvaient sans-abri.

6 décembre 1917

C’est arrivé le 6 décembre 1917, vers 9 h du matin, dans le port de la ville, lorsque le bâtiment norvégien Imo quittant le port pour aller se faire charger à New York a éperonné le vaisseau français Mont-Blanc qui entrait pour se joindre à un convoi, chargé de tonnes de benzène, d’acide picrique, de TNT et de fulmicoton.

Il s’agit de la plus puissante explosion causée par l’activité humaine jusqu’aux premières bombes atomiques en 1945.

On parle de 1500 édifices détruits

La partie nord de Halifax appelée Richmond a été anéantie par trois éléments majeurs : la violente conflagration, le tsunami qui a suivi et a déferlé sur le voisinage et l’incendie d’une extrême violence produit lorsque les structures des bâtiments se sont écroulées à l’intérieur sur les lanternes, les réchauds et les fourneaux. Les maisons, les bureaux, les églises, les usines, les navires, les gares de voyageurs et les gares de marchandises ont été rayés de la carte. On parle de 1500 édifices détruits et 12 000 endommagés.

Les ondes de choc

Plus loin de l’épicentre, la Citadelle s’est trouvée à détourner les ondes de choc loin du sud et de l’ouest de Halifax où des fenêtres et des portes brisées constituent l’essentiel des dommages. Dartmouth, de l’autre côté du port, a été touchée moins sévèrement du fait de la faible urbanisation de sa partie nord. L’établissement mic-macde Tuft’s Cove a été entièrement pulvérisé.

Le souffle de l’explosion a détruit des fenêtres à Truro, à 100 km de là, et on a pu l’entendre jusqu’à l’Île-de-Prince-Édouard. L’équipage d’un bateau de pêche, le Wave, qui était en activité à ce moment-là au large des côtes du Massachusetts, aurait entendu le grondement de l’explosion se propageant sur l’océan.

Comme pour lui donner le coup de grâce, un blizzard a déferlé sur Halifax le lendemain.

Les pertes matérielles ont été évaluées à 35 000 000 $ à l’époque.

Halifax est, en 1917, une ville portuaire particulièrement active et son port grouille de navires marchands et de vaisseaux de guerre canadiens et britanniques. La population de la ville s’élève à 50 000 personnes, un chiffre gonflé par les allées et venues permanentes des membres des autorités maritimes ainsi que des marins et des soldats en partance pour la guerre en Europe. L’un des ports libres de glace toute l’année parmi les plus évolués en Amérique du Nord, Halifax constitue une zone d’étape importante pour les convois transatlantiques qui sont rassemblés sur le bassin de Bedford, une zone de mer intérieure bénéficiant de protections naturelles, avant de transporter leur cargaison d’hommes et de matériel pour alimenter l’effort de guerre outremer.

Voici un petit film retraçant la tragédie.

Pour vos actualités c’est : DixQuatre.com

Faites pas les timides donnez votre avis !
Chargement ...
DixQuatre
DixQuatre.com est un média en Abitibi-Témiscamingue couvrant l’actualité locale et régionale. Nous avons une équipe de collaborateurs et collaboratrices réputés qui offrent, chaque jour, une couverture des faits divers, des événements et des enjeux qui vous concernent.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience d'utilisation. Nous vous invitons à en lire davantage sur notre politique de confidentialité. Accepter En savoir plus