L’ancien ministre Jacques Brassard appuie les opposants au masque obligatoire

Une fausse note de taille est venue récemment perturber l’assommante symphonie politico-médiatique monochrome voulant que le masque devienne « la » norme sociale incontournable, garante de notre santé collective et de notre épanouissement citoyen dans l’étouffement textile et sanitaire.

Par
Olivier Kaestlé

Il s’agit de la position salutairement détonante de l’ancien ministre péquiste Jacques Brassard, qui s’exprimait sans filtre – ni sans masque – sur les ondes de Radio X, la « méchante » radio de Québec, en appui aux opposants au masque obligatoire.

« Je suis en grogne. »

Interviewé par Dominic Maurais, ce 19 août, Brassard, tout en reconnaissant que la CAQ ne peut être tenue seule responsable de la situation catastrophique de la mortalité survenue dans les CHSLD, n’a tout de même pas hésité à qualifier la situation d’épouvantable. Il n’a par ailleurs pas mâché ses mots quant à l’obligation de porter le masque :

« Je suis en grogne, depuis qu’on a décidé d’imposer, de rendre obligatoire le port du masque. Je pense qu’on a fait du mur à mur qui n’était pas requis, ni nécessaire. Et ça m’apparaît évident que chez nous, au Lac Saint-Jean, au Saguenay, sûrement aussi en Gaspésie, un peu partout à travers le Québec, il y avait très peu de cas.

« Et là, tout d’un coup, on nous oblige à porter le masque. »

Sur sa lancée, Brassard a poursuivi :

« On n’en a pas du tout présentement de cas, à Alma, pas un seul, donc ce qu’on avait mis en branle, ça suffisait, c’est-à-dire la distanciation et ensuite, évidemment, se laver les mains. Alors, j’allais à l’épicerie, je me lavais les mains, je respectais une certaine distanciation, j’avais pas de pied de roi pour mesurer, mais enfin, ça fonctionnait, ça fonctionnait très, très bien. Les gens… Et là, tout d’un coup, on nous oblige à porter le masque. »

« On peinture au rouleau et c’est mur à mur. »

L’ancien ministre n’a pas manqué de dénoncer le manque flagrant de discernement du gouvernement dans l’obligation « mur à mur » de porter le masque :

« On aurait pu l’imposer dans les services en commun, aux tramways, dans les tramways, ça c’est sûr, parce que la distanciation était difficile à maintenir. Mais partout ailleurs, ça n’a aucun sens. (…) On peinture au rouleau et c’est mur à mur, c’était, ça, c’était inapproprié et je suis toujours en rogne de cette, par rapport à cette décision. »

« Un signal d’alarme »

Interrogé par l’animateur à propos de ce que le gouvernement devrait comprendre de l’opposition sans cesse grandissante d’une partie de la population envers le masque obligatoire, Jacques Brassard a répondu :

« Ben, je pense qu’ils doivent en tenir compte, je pense que ce sont des gens… C’est vrai, c’est sûr qu’il y a eu des gens dans les manifestations qui avait un langage plutôt cru mais il n’en reste pas moins que c’est un signal, un signal d’alarme, là, c’est, ça veut dire que les Québécois trouvent que les autorités scientifiques et politiques sont allées trop loin, sont allées trop loin. »

« On est encore dans une démocratie, il me semble. »

Interrogé ensuite à savoir s’il appuyait les opposants au port du masque, Brassard a été sans équivoque :

« Je pense que c’est (leur opposition) tout à fait légitime. C’est tout à fait légitime que les gens qui sont contre cette décision-là, manifestent. On est encore dans une démocratie, il me semble. (…) Je ne vois pas pourquoi on empêcherait, on interdirait les manifestations, et on interdirait des propos qui vont à l’encontre de la décision. »

« Avez-vous entendu parler de cas chez les enfants ? »

Interrogé ensuite sur l’obligation du masque à la rentrée scolaire, l’ancien ministre a été catégorique :

« C’est beaucoup. Je pense qu’on va trop loin, on va trop loin. On les a ouvert les écoles en juin, on les a ouvert sans rien de tout ça, là. Et avez-vous entendu parler de cas chez les enfants ? Aucun, aucun. Donc, donc je vois pas pourquoi on pousse encore trop fort, là, en obligeant des enfants encore au primaire de porter un masque… Je comprends pas. Encore là, on va trop loin. »

« Les médias veulent maintenir le suspense et la peur. »

Jacques Brassard n’hésite pas à identifier plusieurs sources à l’origine de la dérive sanitaire que nous connaissons présentement : les politiques, les scientifiques et les médias :

« Les médias veulent maintenir le suspense et la peur. Parce que, évidemment, ils continuent, ils essayent de trouver tous les moyens possibles pour maintenir la peur et faire peur au monde parce que, évidemment, ça les valorise, ça les valorise, voyez, nous, on est au combat, on est au front, on essaie de vous protéger… Euh, non, non, non, vous les emmerdez bien plus ! »

D’abord homme politique…

Au cas où vous penseriez que l’homme qui s’exprime à contre-courant de la doxa gouvernementale serait un deux de pique sans envergure, sachez que cet homme a été élu une première fois sous la bannière péquiste en 1976, puis réélu systématiquement pour le même parti jusqu’à son départ de la vie politique en 2002. Il aura occupé successivement les fonctions de ministre des Loisirs, des Transports et des Ressources naturelles.

…Puis chroniqueur et essayiste

De 2003 à 2009, il sera chroniqueur pour le journal Le Quotidien avant de se joindre au Journal de Québec en 2012. Depuis la même époque, il tient un blog où il s’exprime sur des questions politiques mais aussi environnementales avec des positions climato-sceptiques et polémiques à propos des environnementalistes.

Il a publié en 2013 un essai intitulé Hérésies, publié aux éditions Accent Grave, qui reprend plusieurs de ses idées.

Des propos rafraîchissants

Les positions claires et sans ambiguïté de Jacques Brassard sont rafraîchissantes et tranchent nettement sur les discours politiques et médiatiques combinant culpabilisation, mépris et dérision de tout discours visant à remettre en question les nouveaux dogmes sanitaires de l’actuel gouvernement. Souhaitons que d’autres voix d’importance se joignent à la sienne.

Jacques Brassard : Les médias veulent maintenir LE SUSPENSE et LA PEUR !!!

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