En France, des médecins dénoncent « l’urgence sanitaire »

Il existe un violent contraste entre la liberté d’expression qui prévaut en France et qui permet à des spécialistes de contester des politiques sanitaires assez similaires aux nôtres, et la censure qui frappe chez nous tout médecin ayant l’outrecuidance de contredire ce qui ressemble de plus en plus à des dogmes étatiques.

Par

Olivier Kaestlé

Parlez-en au docteur Marc Lacroix, qui s’est prononcé contre l’imposition du masque, et qui s’est vu forcé par le Collège des médecins de fermer sa page Facebook en plus d’être visé par une plainte déontologique.

Quand un comptable rabroue un spécialiste…  

Et que dire du docteur Lawrence Rosenberg, PDG du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, récemment rabroué par le comptable qui nous sert de ministre de la Santé, Christian Dubé, pour avoir eu l’audace d’affirmer que le coronavirus n’était « pas plus dangereux que la grippe saisonnière ».

Tout en maintenant sa comparaison, Rosenberg a nuancé son propos en affirmant que, contrairement à la grippe, on n’a toujours pas trouvé de vaccin contre le coronavirus, raison pour laquelle il serait plus à redouter.  Il a toutefois ajouté que la grippe saisonnière était tout de même très dangereuse.

On constate que les discours remettant en question la médecine de cheval sanitaire du gouvernement ont vite fait d’être étouffés, quand ils ne sont pas associés à des propos « complotistes ».  Plusieurs médecins ont par ailleurs admis en coulisses redouter d’afficher leur désaccord avec les politiques gouvernementales actuelles par crainte de représailles.

La « montée du phénomène complotiste » préoccupe les 125 députés !

On comprendra la prudence de ces médecins, sans doute accentuée depuis que la députée indépendante Catherine Fournier a rallié ses 124 autres collègues « dociles » de l’Assemblée nationale afin d’endosser sa motion visant à contrer la « montée du phénomène complotiste » au Québec.

Sous le louable prétexte de dénoncer « toutes formes de menaces à l’endroit des scientifiques, des journalistes et des élus, dont le premier ministre, » la motion précise « que la montée du phénomène complotiste au Québec est préoccupante et nécessite des actions concertées entre la société civile et les autorités publiques. »

Amalgame douteux

Cette motion ne suggère-t-elle pas un amalgame douteux entre toute personne qui critique légitimement les mesures sanitaires radicales actuelles et un fou furieux menaçant le premier ministre, comme c’est déjà arrivé ?

Si tel est le cas, n’y a-t-il pas un risque de basculer vers certains abus de pouvoir comme ce fut récemment le cas en Australie, où une mère de famille enceinte s’est vue arrêtée et menottée à son domicile devant ses deux enfants après avoir placé un post encourageant à participer à une manifestation contre le confinement ? 

Précisons toutefois qu’en Australie comme en Nouvelle-Zélande, les mesures sanitaires sont nettement plus répressives qu’au Québec.  Du moins, pour le moment.

En France, des voix s’élèvent

En Europe et en France, notamment, des scientifiques dissidents s’élèvent contre des mesures sanitaires très similaires aux nôtres.  Parmi ces voix, celle de Christian Perronne, médecin spécialiste en maladies tropicales et infectieuses, ne passe pas inaperçue dans les médias français.  Il dénonce :

« On est dans l’instrumentalisation de la peur. On nous dit : ‘c’est la deuxième vague partout, ça flambe’. Tout cela est totalement bidon parce que c’est basé sur les tests PCR. Il faut savoir que sur un test PCR, il ne faut pas dépasser 20 cycles, après on a plein de faux positifs. L’Allemagne et l’Italie sont à 20 cycles. En France, on est à 40-45 cycles. »

 Il ajoute :

 « Quand le ministre dit ‘on va avoir 1 million de tests par semaine’… ces gens n’ont pas besoin d’être testés. Quand on fait une politique normale, on dépiste autour des cas. Dire à tous les Français, qui sont en parfaite santé ‘faites la queue et testez-vous’, ça va ruiner la Sécurité sociale. Après on va trouver des milliers de gens qui ne sont pas malades et n’ont pas le coronavirus, on va les mettre en arrêt de travail, ce qui coûte cher. On isole tous leurs collègues, on ferme les écoles… Ça n’a aucun support scientifique, c’est une honte totale. La seule chose qui compte dans une épidémie, c’est le nombre d’hospitalisations et le nombre de décès. »

Seuls comptent le nombre d’hospitalisations et le nombre de décès

La fiabilité des tests PCR, similaires à ceux utilisés au Québec, est de plus en plus remise en cause… mais pas chez nous, où les autorités sanitaires les multiplient, créant ainsi une deuxième vague plus que douteuse.  On est ainsi passé en quelques mois de 6000 tests par jour à 36 000 au moment d’écrire ces lignes !

Or, comme le précise le docteur Perronne :

« La seule chose qui compte dans une épidémie, c’est le nombre d’hospitalisations et le nombre de décès. »

Répétons :

« La seule chose qui compte dans une épidémie, c’est le nombre d’hospitalisations et le nombre de décès. »

Une tribune collective inimaginable au Québec…

Une tribune collective de 35 signataires, actualisée par la suite à 200, a tenu au gouvernement français un discours qui serait tout aussi indiqué s’il était adressé à nos dirigeants :

« (…)  nous appelons les autorités politiques et sanitaires françaises à cesser d’insuffler la peur à travers une communication anxiogène qui exagère systématiquement les dangers sans en expliquer les causes et les mécanismes. Il ne faut pas confondre la responsabilisation éclairée avec la culpabilisation moralisatrice, ni l’éducation citoyenne avec l’infantilisation. Nous appelons également l’ensemble des journalistes à ne plus relayer sans distance une communication qui est devenue contre-productive : la majorité de nos concitoyens ne fait plus confiance aux discours officiels, les complotismes en tous genres foisonnent sur les réseaux sociaux et les extrémismes en profitent. »

Au Québec, tout débat sur les mesures sanitaires est impossible

Bon, vous me direz : « La France, c’est la France, le Québec, c’est le Québec, aucun rapport. »  Je vous répondrai : « La covid-19, c’est la covid-19, les tests PCR, ce sont les tests PCR, peu importe où la première sévit et où les seconds sont administrés ».  Force est d’admettre cependant qu’il est très difficile d’avoir des certitudes sur un sujet aussi nouveau que controversé, mais les doutes et objections soulevés par ces scientifiques méritent d’être évalués et de servir de matière à débat.

Au Québec, toute remise en question des mesures sanitaires est pratiquement impossible et il y a fort à parier que les 35 signataires de cette tribune collective, au lieu de voir, comme en France, leur nombre augmenter, seraient devenus la cible de dénonciations en règle comme celles subies par les docteurs Rosenberg et Lacroix.

Triste Québec…

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